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SNSM

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APRIL Marine et la SNSM : la prévention et le sauvetage en mer aux cœurs de nos préoccupations

Parce que la sécurité des plaisanciers, la prévention et la sensibilisation aux dangers de la mer sont essentiels, depuis 2012 APRIL Marine est partenaire de la SNSM. Ce soutien est nécessaire pour permettre aux sauveteurs en mer de continuer à intervenir et aider les usagers de la mer dans les meilleures conditions.
L’association SNSM a pour mission de sauver des vies en mer et sur le littoral, de former des équipes pour sauver en mer, et de prévenir des risques et sensibiliser les usagers de la mer.
APRIL Marine reverse ainsi, tous les ans, 1 € par cotisation d’assurance à la SNSM. Chaque année, en décembre, un chèque de donation est remis au Président de l’Association lors du salon nautique de Paris.

A propos de la SNSM

Quelques chiffres clés
En 2015 la SNSM c’est :

  • 4 400 sauveteurs embarqués bénévoles
  • 1300 nageurs sauveteurs
  • 218 stations de sauvetage
  • 242 postes de secours en place
  • 32 centres de formation et d’Intervention
  • 7700 personnes secourues
  • 5200 interventions

Une étude révèle que 40 % des français qui pratiquent une activité nautique en mer ne portent pas ou rarement un gilet de sauvetage, et 32 % partent en mer généralement sans moyen de communication. La SNSM a ainsi lancé une campagne de prévention pour le port du gilet de sauvetage.

Les sauveteurs de l'association en vidéo

Les Sauveteurs en Mer vous conseillent

Comment mobiliser efficacement les secours ?

Vous rencontrez une situation de danger lors d’une navigation ? Votre embarcation est endommagée ? Vous apercevez un objet potentiellement dangereux à la dérive ? Autant de situations qui peuvent nécessiter la mise en alerte rapide des secours.
Voici quelques conseils pour communiquer rapidement et efficacement avec les instances de sauvetage en mer.

Comment alerter les secours ?

Par VHF - canal 16 - ou par le téléphone portable en composant le 196.

Quel message utiliser pour informer les secours de la nature de votre appel ?

"MAYDAY"
répété 3 fois
"PAN PAN"
répété 3 fois
"SECURITE"
répété 3 fois
Abandon du navire
Abordage
Avarie de barre
Avarie de propulsion
Chavirement
Demande d’avis médical
Démâtage
Echouement
Hélice ou safran engagé
Homme à la mer
Incendie/explosion
Navire désemparé et à la dérive
Navire en train de sombrer
Objets à la dérive : troncs d’arbre, container, coque, etc.
Phénomènes météorologiques spontanés : trombes d’eau, etc.
Voie d’eau

Quelles informations précises donner aux secours ?

  • Le nom et type de votre embarcation
  • La nature du sinistre ou du danger à la navigation
  • La position de votre embarcation (position GPS ou azimut/distance d’un point remarquable)
  • Le nombre de personnes à bord
  • A nouveau, le nom et type de votre embarcation
  • Terminé

Après analyse de la situation, le CROSS mettra en œuvre les vedettes des Sauveteurs en Mer ou les moyens de sauvetage les plus proches et les mieux adaptés à la situation. S’il s’agit d’une simple assistance, le CROSS vous proposera l’intervention des Sauveteurs en Mer ou c’elle d’une société d’assistance privée. S’il s’agit du signalement d’un danger à la navigation, le CROSS diffusera le plus largement ces informations auprès des embarcations sur zone.

L'abandon du bateau

L’abandon du bateau est une décision lourde de conséquences pour l’équipage comme pour votre embarcation. Le transbordement de l’équipage sur un autre navire ou dans le radeau de survie n’est jamais anodin.

Evaluez bien la situation. Ne cédez pas à la panique en évacuant le bateau trop tôt (un bateau, même très abîmé, peut flotter parfois longtemps). Tant que le bateau flotte, ne le quittez pas. Il est plus facile de faire route vers un port avec un voilier, même en mauvais état, qu’avec un pneumatique ingouvernable, ballotté par les vagues.

En amont de chaque traversée, veillez ce que chaque membre d’équipage soit préparé et entraîné :

  • Organisez des exercices d’évacuation,
  • Donnez un poste précis et des responsabilités à chaque membre,

Quand la décision d’abandonner le bateau est prise :

  • Envoyez un message MAYDAY pour signaler que vous abandonnez le bord et donnez votre position exacte,
  • Déclenchez la balise de détresse,
  • Prenez la balise avec vous, ainsi que la VHF portative sous housse étanche,
  • Embarquez dans le radeau en ne prenant que l’indispensable (place limitée),
  • Capelez gilets de sauvetage et harnais.

Quel matériel emmener sur le radeau ?

Le maximum de vêtements secs et chauds sur vous, les duvets dans des sacs en plastique, chapeaux, lunettes de soleil, des vêtements supplémentaires, des couvertures en aluminium.

N’oubliez pas les jerrycans d’eau douce remplis aux trois quarts pour qu’ils puissent flotter avec un bout et un mousqueton sur la poignée pour ne pas les perdre, les fusées du bateau, une petite voile, le sac étanche de survie préparé à l’avance.

La réglementation n’impose qu’un minimum dans l’armement des engins de sauvetage. Il est vivement conseillé de prévoir un sac de survie complémentaire contenant : un couteau multi lames, 30 mètres de cordage (diamètre 8), des bouts de garcette, des chiffons de coton, du matériel de pêche, des lampes torches étanches, des crayons de cyalum pour éclairer l’intérieur du radeau.

Ajoutez à la pharmacie des médicaments contre le mal de mer, des tranquillisants, de l’alcool à 90°, de la pommade antibiotique, du collyre pour les yeux, de l’aspirine, de la crème solaire.

Côté nourriture : des rations élémentaires de survie dans des sacs hermétiques (lait condensé en tube, tablettes de chocolat, fruits secs, sucre, jus de citron, vitamines, etc.).

N’oubliez pas d’ajouter : des sacs poubelles, des sacs plastique (stockage de l’eau de pluie). Pour la navigation : un compas de relèvement, la carte de la région maritime, un rapporteur, un crayon, un carnet, une montre étanche. Pour le grand large : un sextant plastique, un distillateur d’eau de mer, un filet à plancton.

Si vous en avez le temps, gonflez l’annexe et emportez ses accessoires. Elle pourra toujours vous servir.

Comment éviter la chute à la mer ?

La chute à la mer peut survenir n'importe quand. Cependant, si vous respectez les règles de sécurité, vous minimiserez les risques que cela arrive ou du moins, les risques qui en découlent.

  • Portez systématiquement un gilet de sauvetage avant de monter sur le pont,
  • Portez des chaussures à semelles antidérapantes,
  • Déplacez-vous jambes souples et le corps penché vers le centre du bateau,
  • Anticipez les mouvements du bateau en regardant la mer autour de vous,
  • Ne courez-pas sur le pont,
  • Tenez-vous en permanence à quelque chose de solide,
  • Vérifiez régulièrement l’état des lignes de vie, des points de fixations et du harnais,
  • Capelez harnais et gilet de sauvetage lorsque le temps forcit et systématiquement la nuit,
  • Equipez le tour du bateau de filets de protection si des enfants sont à bord,
  • Seul à la barre ou sous pilote automatique, laissez un traînard de sécurité d’environ 60 mètres flottant à l’arrière du bateau et un flotteur très visible au bout,
  • N’urinez pas à l’extérieur sans être amarré,
  • Ne plongez jamais en mer sans laisser une personne compétente à bord et sans la présence d’une échelle pour remonter.
Comment gérer son sommeil ?

La fatigue peut-être à la fois physique et nerveuse (stress), et générer des erreurs et des accidents.

Plus une personne est jeune, moins elle se fatigue et plus elle récupère rapidement et vice-versa pour une personne âgée. Il est donc impératif pour le marin de se reposer et de connaître ses rythmes chrono-biologiques.

Le rythme veille/sommeil est propre à chaque individu (entre 20 et 28 heures).

Le sommeil se décompose en phases de 75 à 105 minutes. Pour connaître le début de chaque phase on peut noter les heures auxquelles on ressent l’envie de dormir. C’est toujours aux mêmes heures. Pour bien récupérer il est conseillé de faire une petite sieste et, le soir, de dormir au moment où on en ressent le besoin.

La durée du sommeil peut être sensiblement réduite (minimum 5h30 à 6 heures) sans affecter les capacités. En revanche, le manque de sommeil (durée trop courte, privation, etc.) entraîne des troubles : diminution de la mémoire, des capacités intellectuelles, de la vigilance, de la dextérité manuelle, troubles de l’humeur, etc.

La veille et le travail nocturnes sont plus ou moins bien supportés selon les personnes, d’où les difficultés des quarts-de-nuit et de la conservation de la vigilance. Le café peut retarder l’apparition du sommeil mais aussi en modifier la qualité.

Pour rester éveillé durant les quarts-de-nuit mieux vaut s’occuper et converser avec un équipier.

Les 10 commandements du plaisancier

La plaisance est une activité de détente mais il ne faut pas pour autant la prendre à la légère. Retrouvez ici une liste de conseils primordiaux à appliquer.

Avant de prendre la mer :

  • 1.  Vérifiez l’état du navire après hivernage, et en particulier lorsqu’il s’agit d’une location, pour éviter les mauvaises surprises,
  • 2.  Contrôlez les équipements de sécurité dont la place et le fonctionnement doivent être connus de tous afin d’être rapidement et efficacement utilisés,
  • 3.  Possédez des moyens radio VHF fiables et contrôlez-les. Grâce à eux, vous pouvez contacter les capitaineries, alerter les CROSS, parler avec les secours et être localisé par les sauveteurs. Si vous ne possédez pas de VHF, faites le 196 sur votre téléphone portable pour alerter les secours,
  • 4.  Ayez toujours à bord de votre bateau pour votre survie : boisson, nourriture, pharmacie et vêtements de protection,
  • 5.  Informez-vous de la météo avant d’appareiller : Météo marine, France Inter, Météo France ou messages du CROSS, indispensables pour prévenir les variations météorologiques rapides,
  • 6.  Renseignez-vous sur les conditions locales. Prenez contact avec la capitainerie.

Pendant la navigation :

  • 7.  Le port du gilet de sauvetage doit être systématique,
  • 8.  Vous naviguez en famille ? Lors des manœuvres délicates, cantonnez les enfants à l’intérieur du bateau,
  • 9.  Mieux vaut être plusieurs personnes expérimentées à bord d’un bateau. Montrez à chaque membre de l’équipage, s’ils ne sont pas compétents, comment mettre en panne, mouiller une ancre, utiliser la radio de bord et lancer un message de détresse,
  • 10.  Ne quittez jamais votre bateau tant qu’il flotte, ou votre planche à voile. En cas de problème, ils se repèrent plus facilement qu’un homme à la mer.
Quelles précautions prendre lorsque l’on navigue avec des enfants ?

Lors de vos sorties en mer, vous pouvez avoir envie d'y convier des enfants en bas âge. Minimisez les risques en suivant les conseils ci-dessous.

Avant le départ :

  • Habituez les enfants à avoir la tête sous l’eau,
  • Adaptez progressivement les enfants au bateau,
  • Privilégiez la prévention en expliquant aux enfants les dangers existants à bord et la bonne conduite à adopter dans ce nouvel environnement,
  • Développez leur autonomie (sous surveillance constante mais discrète). Les filières munies de filet, les lignes de vie, brassières et harnais iront dans ce sens et sécuriseront tout le monde,
  • Embarquez toutes sortes de jeux et de livres pour occuper les enfants pendant les heures de navigation,
  • Habillez-les d’une façon adéquate (chaussures antidérapantes, etc.).

Pendant la navigation :

  • Adaptez votre rythme à celui des enfants et limitez les heures de navigation. Les enfants se lassent vite et ont besoin d’activités à terre pour se défouler,
  • Le port du gilet est impératif et doit être renforcé, en cas de mauvais temps, par le port d’un harnais,
  • Lors des manœuvres, les enfants doivent être cantonnés à l’intérieur du bateau,
  • Attention aux coups de soleil et aux insolations (port d’un tee-shirt et d’un chapeau ; utilisation d’une crème solaire « écran total » appliquée régulièrement),
  • Faites boire souvent les enfants pour éviter la déshydratation,
  • Attention au froid et à l’humidité, prévoyez des vêtements adaptés,
  • Ne les laissez pas jouer avec les différentes commandes du bateau,
  • Ne laissez jamais un enfant seul à bord,
  • Dès que l’âge le permet, apprenez-leur les moyens élémentaires de réaction en cas d’accident.

Au mouillage :

  • Pensez à tendre un taud pour protéger du soleil,
  • Ne laissez pas traîner d’outils,
  • Attention aux cales-moteurs ouvertes,
  • Ne relâchez pas votre surveillance y compris pour la baignade autour du bateau, même si les enfants savent nager,
  • Ne laissez pas vos clefs de bateau à portée des enfants et accrochez-les à un porte-clefs flottant.