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Choisir, assurer, utiliser et entretenir sa remorque avec APRIL Marine, c’est facile.

Publié le
03/06/20
  • bateau sur une remorque

    Votre bateau mesure moins de 2,55 mètres de large ? Vous êtes alors concerné par les questions liées à la remorque, accessoire indispensable pour transporter votre embarcation. Choisir, assurer, utiliser ou encore entretenir votre remorque… APRIL Marine décrypte les rouages de cet accessoire pour vous.

Etape 1

Choisir sa remorque

Même avec plus de 92 % de bateaux à moteur de moins de 7 mètres dans la flotte française, la remorque de bateau a dû mal à se faire une place de choix et est souvent rebutée au rang d’accessoire « obligatoire », pourtant elle devient indispensable si l’on souhaite stocker ou transporter son bateau. Une remorque bien choisie et entretenue vous assurera un risque plus faible de sinistre. Bonne nouvelle, vous pourrez alors prendre la mer sans encombre !

Pour choisir votre remorque il sera primordial de connaitre la longueur, la largeur et le poids de votre bateau. Une fois ces données regroupées ne voyez pas trop petit et prévoyez une petite marge de sécurité de 20 % supplémentaires dans le poids du bateau (moteur, essence, équipements,...) et de 15 cm pour la longueur.

  • Pour un monocoque, utilisez une remorque cassante avec de nombreux rouleaux porteurs sous la quille, cela permettra de bien tenir le bateau. De plus, pensez à calculer votre hauteur de bateau afin d’adapter au mieux les chandelles.
  • Pour un pneumatique, il faudra une remorque plus courbée sur les côtés donc plus large pour faire passer au mieux les flotteurs. La remorque doit être équipée de rampe de rouleaux sur les côtés ainsi que des rouleaux simples centraux pour soutenir le fond.
  • Les rigides et semi-rigides, eux doivent être montés sur des remorques multi-rouleaux pour faire passer les virures de la carène ainsi que des rouleaux simples centraux pour tenir le fond de coque.
Etape 2

Assurer sa remorque

Avant toute chose, il faut savoir que quelque soit le type de remorque, classique ou remorque bateau/porte-voiture l’assurance est obligatoire.

Assurer sa remorque bateau

Toutefois, la souscription dépend du PTAC (poids total autorisé en charge) de la remorque. Pour trouver le PTAC de votre remorque, consultez la notice d’information de celle-ci, ou encore sa carte grise si elle possède une.

Propriétaire d’un bateau transportable ou d'un jet sachez qu’APRIL Marine vous propose une assurance en responsabilité civile en circulation et hors circulation, une protection contre les dommages et le vol et une couverture quel que soit le conducteur et le véhicule tracté. De plus, un service d’assistance spécifique est inclus dans le contrat remorque.

En savoir plus

Etape 3

Réglementation et utilisation

Pour utiliser sa remorque il est nécessaire de connaitre la législation et aussi quelques conseils pour bien placer et transporter son bateau.

Avant de s'intéresser à la réglementation à proprement parler, il est important de connaître et de bien comprendre quelques notions présentes dans le code de la route comme le poids total roulant autorisé (PTRA), le poids total autorisé en charge (PTAC) ou encore le poids à vide du véhicule. Ces informations figurent pour la plupart sur le certificat d'immatriculation du véhicule.

  • Poids à vide (champ G1 de la carte grise)

    Il s'agit du poids du véhicule sans aucun chargement et aucune personne à bord. Il se calcule avec les réservoirs remplis ainsi qu'avec l'outillage courant, livré avec le véhicule.

  • PTRA (champ F3 de la carte grise)

    Le poids total roulant autorisé est la limite de poids que ne doit pas dépasser un véhicule tracteur avec son attelage et leur chargement respectif. Pour avoir le droit de rouler, le poids total en charge d'un ensemble attelé (automobile + caravane par exemple) ne doit pas dépasser le PTRA du véhicule tracteur.

  • PTAC (champ F2 de la carte grise)

    Le poids total autorisé en charge est le poids que ne doit pas dépasser un véhicule pour pouvoir rouler. Ce poids inclut le chargement ainsi que le conducteur et les passagers du véhicule. Le PTAC peut également influer sur le type de permis que doit posséder un conducteur pour pouvoir conduire le véhicule.

  • Charge utile

    Il s'agit de la masse de la marchandise transportée. Pour calculer la charge utile maximale que peut transporter un véhicule, il suffit d'effectuer le calcule suivant :

    PTRA (F3) – poids à vide (G1) – poids des passagers et du conducteur

  • PMA

    Le poids maximum autorisé correspond à la plus petite des deux valeurs suivantes : PTRA du véhicule tracteur ou somme des PTAC du véhicule tracteur et de la remorque.

  • PTC

    Le poids total en charge désigne le poids réel d'un véhicule. Il s'agit du poids à vide auquel viennent s'ajouter la charge utile et le poids du chauffeur et des passagers. Pour qu'un véhicule puisse rouler, son poids total en charge doit être inférieur au poids maximal autorisé.

Les règles du remorquage

Il y a quatre règles fondamentales à respecter systématiquement pour tracter un véhicule comme une remorque ou une caravane :

  • Le PTC du véhicule tracteur ne doit pas excéder son PTAC.
  • Le PTC du véhicule tracté ne doit pas excéder son PTAC.
  • Le PTC de l'ensemble attelé (somme des PTC du véhicule tracteur et du véhicule tracté) ne doit pas excéder le PTRA du véhicule tracteur.
  • Le PTC de la remorque ne doit pas dépasser de plus de 30 % le PTC du véhicule tracteur.

Limitation de vitesse

Les limitations de vitesse fixées par le code de la route sont désormais les suivantes :

  • 90 km/h sur les autoroutes ;
  • 80 km/h sur les routes à caractère prioritaire signalées comme telles. Toutefois, cette vitesse maximale est relevée à 90 km/h pour les véhicules dont le poids total est inférieur ou égal à 12 tonnes sur les routes à deux chaussées séparées par un terre-plein central ;
  • 80 km/h sur les autres routes. Toutefois, cette vitesse maximale est abaissée à 60 km/h pour les véhicules articulés ou avec remorque dont le poids total est supérieur à 12 tonnes ;
  • 70 km/h sur le boulevard périphérique de Paris ;
  • 50 km/h en agglomération.

Quel permis pour quelle remorque ?

Comme pour l’assurance, le permis nécessaire pour tracter une remorque porte-bateau dépend du PTAC, le Poids Total Autorisé en Charge.

  • Si vous possédez une remorque de moins de 750 kg de PTAC, et si le PTAC total (remorque + voiture) ne dépasse pas 3 500 kg, le permis B est suffisant.
  • Si le PTAC total est compris entre 3 500 kg et 4 250 kg, il faut compléter le Permis B avec la formation B96.
  • Si le PTAC total dépasse les 4 250 kg, il faut le permis BE.
  • Si jamais la remorque fait plus de 3 500 kg, il faut alors le permis C1E. C’est rarement le cas pour remorquer un bateau transportable.

Schéma des permis remorque

Bon à savoir : Le permis BE concerne la conduite d’attelage de plus de 4 250 kg de PTAC (poids total autorisé en charge). L’examen est assez similaire à l’ancien permis (E)B : exercices en plateau et en circulation et surtout nécessité d’avoir le code depuis moins de cinq ans. Notez que depuis la parution du décret 2016-723 au Journal Officiel, le 31 mai 2016, la visite médicale n’est plus nécessaire pour renouveler ce permis. Il n’y a donc plus de réédition de permis et la catégorie BE reste valide quelle que soit la date de validité inscrite sur le titre. L’équivalence entre l’ancien permis E(B) et le permis BE est automatique lors du renouvellement du permis, après visite médicale. Mais le vrai changement concerne le PTAC maximal. Autrefois limité à 3 500 kg, le PTAC total (remorque + voiture) est désormais de 4 250 kg, à une condition : passer une formation (appelée B96) qui autorise, au bout de sept heures (sans examen), à rouler avec ce fameux PTAC de 4 250 kg. Par ailleurs, les remorques sont considérées comme des véhicules routiers. Elles doivent donc se soumettre à la législation européenne et au code de la route. Elles sont toutes marquées d’un numéro à 17 caractères. Celles ayant un PTAC supérieur à 500 kg nécessitent certaines démarches administratives, telles qu’une demande de déclaration de mise en circulation et une demande de carte grise.

Une fois que vous connaissez les conditions et avez le permis qui correspond à votre remorque, il est alors important de s’intéresser à la bonne utilisation de cette dernière pour bien placer votre bateau. D’une manière générale, pour savoir si le bateau est bien placé sur la remorque, il faut que le tableau arrière soit aligné sur les rouleaux les plus reculés. Une tolérance de 25 centimètres est autorisée.

À l’avant, la cadène de remorquage doit être située juste au-dessus du V de la potence. Aussi, pour une sécurité optimale, la sangle du treuil doit être horizontale, c’est-à-dire parallèle à la route.

Attention le système de freinage est obligatoire pour toute remorque avec le PTAC > 750 Kg. De plus, le poids sur la boule ne doit pas dépasser 50 Kg avec un PTAC < 500Kg et 80 Kg au-dessus de 500 Kg.

Etape 4

Réussir sa mise à l’eau

Avant toute chose, il est important de savoir que le choix de votre remorque jouera un rôle primordial pour faciliter la mise à l’eau.

Une fois arrivé sur la cale de mise à l’eau, nous vous recommandons de vous positionner au centre de celle-ci en marche-arrière et procéder à ces 3 gestes de sécurité :

  1. mettre le frein à main,
  2. enclencher une vitesse,
  3. couper le moteur du véhicule.

Pour éviter l’immersion et faciliter la descente du bateau, il faut le positionner le plus en avant possible sur la remorque afin que les rouleaux soient en contact de manière uniforme avec la partie large de la coque.

Ensuite, retirez la plaque feux / d’immatriculation de votre remorque, enlevez le système d’arrimage (ex : système Quickflex), remontez le moteur du bateau et assurez-vous que vous avez suffisamment de carburant à bord, branchez le coupe-circuit, mettez les coupe-batterie en position « on », placez les pare-battages à poste et frappez un bout sur l'anneau de remorquage pour retenir le bateau une fois à l'eau.

Vous pouvez désormais reculer la remorque en prenant soin de ne pas immerger les moyeux. L’eau ne doit pas dépasser le niveau de la jante de la remorque. Rappelons qu'au moment de faire marche arrière sur la cale de mise à l'eau, il faut tourner le volant dans le sens contraire de la direction où l'on souhaite emmener la remorque.

Grâce au treuil, vous pouvez descendre en toute simplicité votre bateau dans l’eau. Il faut bien s’assurer tout d’abord que le basculeur n’est pas en position basse, le relever si c’est le cas, puis tourner la manivelle dans le sens de la descente pour dérouler la sangle.

Votre bateau doit être maintenant dans l’eau, vous pouvez donc retirer le crochet de l’anneau d’arrimage, puis positionner votre manivelle sur l’axe de la bobine pour enrouler la sangle.

N’oubliez pas d’amarrer votre bateau le temps de retirer la remorque de la cale et de vous garer.

Etape 5

Entretenir et stocker sa remorque

Votre remorque est l’assurance d’amener votre bateau à bon port, alors elle nécessite un minimum d’attention de votre part. Pour se faire, il n’est pas nécessaire d’être équipé d'un matériel spécifique, quelques cales, des clés, une bombe de dispersant d’eau et de la graisse universelle... et le tour est joué !

Attention, mal entretenue, votre remorque peut devenir dangereuse, car galvanisé, l’acier d’une remorque peut se corroder à terme, et les freins devenir qu’un bloc de rouille !

Entretenir sa remorque

De manière général, le rinçage est une opération essentielle, et il ne doit pas être réalisé qu’en fin de saison ! Il faut chasser toute trace de sel après chaque utilisation : l’idéal est de la nettoyer au jet, puis de rouler quelques minutes pour évacuer l’eau qui, même douce, pourra être source de corrosion. Les freins et les moyeux (qui ne doivent jamais être totalement immergés) sont les parties sensibles que vous devrez chouchouter.

Le treuil doit être gardé propre, sa poulie graissée, et sa sangle et le système de freinage surveillés. Si la remorque passe l’hiver dehors, les freins, le train roulant, les rouleaux et les roulements devront être vérifiés par un garagiste ou par le concessionnaire qui a vendu la remorque. Ce dernier est normalement habilité par le fabricant à intervenir dessus. L’usure des pneus, comme ceux d’une voiture, est également à surveiller.

Reprenons point par point les éléments de votre remorque et l’entretien que vous pourrez y faire.

  • La tête d'attelage : partie de jonction avec le véhicule tracteur et pièce importante sur laquelle vous devez pouvoir compter. Cette partie doit :

    • être correctement graissée, mais pas trop,
    • ne pas trainer dans la poussière ou le sable.
  • La roue jockey : utilisée pour manipuler la remorque lorsqu’elle n’est pas attelée, elle est constituée d’une vis sans fin qui permet de monter et descendre la roue, et qui pour bien fonctionner, doit être bien graissée. Pour correctement appliquer la graisse, dévissez la roue à fond afin de la séparer en deux parties.

  • Les boulons du chassis : tous les boulons de la remorque doivent être bien graissés. Pour se faire on les démonte, on les essuie et on les trempe dans le pot de graisse.

  • Les roulements : une fois la remorque calée et sur chandelles (roue ne touchant plus le sol), faire tourner la roue pour déceler des bruits "de roulement" (son grave). En bloquant la roue, on cherche si elle a du jeu latéral signe de roulements usés.

  • Les freins : sur un terrain sablonneux, ou à faible adhérence, vous pourrez tester vos freins. Effectuez à vitesse lente (10 ou 15 km/h) un test de freinage franc et arrêtez-vous. Les roues de la remorque doivent se bloquer simultanément, la remorque doit rester en ligne droite et ne pas engager d’un côté et surtout, ne pas venir « taper » dans l’attelage de la voiture. Par ailleurs, le freinage doit se faire sans à-coups. Vérifiez ensuite si les traces laissées au sol par les pneus de la remorque débutent bien au même endroit. Elles doivent également être identiques de chaque côté, signe d’un bon équilibre de freinage. Si c’est le cas, tout est en ordre de fonctionnement. Vous pourrez aussi surveillez les garnitures sur remorques freinées en déposant le tambour. C'est souvent un point critique sujet à la rouille, car les roues vont parfois baigner dans l'eau au moment de la mise à l'eau. On frottera les garnitures avec des papiers de verre (gros grain) pour supprimer les salissures (n'hésitez pas à les rayer). Côté tambour, il faut dégraisser avec de l'acétone.

  • Les pneus : la révision de la remorque est l'occasion de vérifier l'usure et le gonflage des pneus. Vérifiez les flancs des pneus pour chercher s'ils ne sont pas endommagés.

  • La prise électrique : c'est la prise du véhicule tracteur qui transmet l'électricité à la remorque. Cette prise est souvent sale et oxydée. Un coup de dispersant d'eau (type WD40) évite les faux contacts.

  • Les feux : Les feux sont souvent corrodés et demandent d'être bien nettoyés, de même que pour la prise, un coup de dispersant d'eau (type WD40) évite les faux contacts. Ce problème n'existe plus sur les remorques modernes équipées de feux à LEDs.

Vous avez le moindre doute ? Il est indispensable de confier votre remorque à un professionnel pour un réglage des freins.

Et pour stocker votre remorque ?

Pendant l’hiver, si vous stockez votre bateau dans votre garage, nous vous recommandons de bien caler la remorque et de surélever ses roues du sol. À l’aide d’un cric, placez des chandelles sous le châssis de manière à éviter toute déformation ultérieure des pneumatiques. Le câble de frein à main devra être maintenu détendu et le levier baissé. Vérifiez que chaque roue puisse tourner librement. Ne maintenez pas inutilement le bateau sanglé trop fermement sur la remorque et placez une protection sur les connecteurs électriques pour ne pas accumuler d’eau en interne.

De même, placez la roue de secours de la remorque en position verticale pour éviter que de l’eau, génératrice de corrosion future, ne stagne. Il est important de penser à vérifier l’état des valves de gonflage des roues de la remorque. Lors des mises à l’eau et des sorties de l’eau, si vous devez les immerger, ces dernières pourront vieillir prématurément et générer une panne lors de vos trajets. Nous vous recommandons de faire remplacer les valves préventivement tous les quatre ans.

Belles navigations !