3 min

Réforme TAEMUP : pourquoi la filière nautique appelle à une concertation avant 2027

La plaisance traverse aujourd’hui une période de transformation importante. Entre transition environnementale, évolution des usages et renouvellement des pratiquants, l’ensemble de la filière est engagé dans une réflexion sur son avenir.

C’est dans ce contexte que la réforme de la Taxe Annuelle sur les Engins Maritimes à Usage Personnel (TAEMUP), dont l’entrée en vigueur est prévue au 1er janvier 2027, suscite de nombreuses interrogations parmi les plaisanciers et les professionnels du nautisme.

Chez APRIL Marine, nous sommes convaincus qu’une plaisance durable doit également rester accessible, lisible et attractive pour celles et ceux qui souhaitent naviguer. C’est pourquoi nous partageons les préoccupations exprimées par les acteurs de la filière et soutenons les démarches visant à ouvrir une concertation constructive autour de cette réforme.

 

Une réforme pensée pour simplifier et accompagner la transition environnementale

 

La réforme de la TAEMUP a été présentée avec un double objectif : simplifier le calcul de la taxe et encourager la transition environnementale du nautisme.

Le nouveau dispositif prévoit notamment une évolution du mode de calcul de la taxe, davantage basé sur la puissance des motorisations et intégrant des mécanismes d’abattement pour certaines technologies alternatives.

Sur le papier, ces objectifs répondent à des enjeux légitimes : rendre la fiscalité plus cohérente et accompagner l’évolution des pratiques nautiques vers des solutions plus respectueuses de l’environnement.

Mais dans sa forme actuelle, la réforme soulève de nombreuses questions quant à ses effets concrets sur les plaisanciers et sur l’ensemble de l’écosystème nautique.

 

Pourquoi la filière s’inquiète

La Confédération du Nautisme et de la Plaisance (CNP) et la Fédération des Industries Nautiques (FIN) estiment que le texte adopté ne répond pas pleinement aux objectifs annoncés.

Selon elles, le nouveau mode de calcul risque d’être plus complexe à comprendre pour les plaisanciers et pourrait entraîner une augmentation de la pression fiscale pour certaines catégories de bateaux, notamment les petites unités et les primo-accédants.

Plus largement, les professionnels redoutent que cette réforme puisse freiner l’accès à la plaisance à un moment où la filière cherche justement à attirer de nouveaux pratiquants et à renouveler ses publics.

Cette inquiétude dépasse le seul sujet fiscal. Derrière chaque bateau, il existe tout un écosystème composé de chantiers navals, concessionnaires, ports de plaisance, mécaniciens, équipementiers, loueurs et prestataires de services qui participent à la vitalité économique des territoires littoraux.

 

Une question qui concerne tous les plaisanciers

Contrairement à certaines idées reçues, la plaisance ne concerne pas uniquement les grandes unités ou les propriétaires de bateaux haut de gamme.
De nombreux plaisanciers sont des familles, des passionnés de pêche de loisir, des navigateurs côtiers ou encore des primo-accédants qui investissent dans un bateau d’occasion pour profiter de la mer quelques semaines par an.

Pour ces pratiquants, la lisibilité des coûts d’acquisition et de détention d’un bateau joue un rôle important dans la décision de se lancer.

C’est pourquoi toute évolution fiscale mérite d’être étudiée avec attention afin d’éviter des effets non désirés qui pourraient freiner l’accès à la navigation de plaisance.

 

Concrètement, quels changements ?

Des bateaux, aujourd’hui non soumis à la TEAMUP, pourraient être taxés en 2027.

Montants indicatifs calculés selon les modalités prévues par la réforme en l’état.

APRIL Marine : soutenir une plaisance accessible et responsable

Depuis 50 ans, APRIL Marine accompagne les plaisanciers dans leurs projets nautiques. Notre engagement va au-delà de l’assurance.

Cette réforme suscite des échanges au sein de la filière nautique concernant les modalités de mise en œuvre et les impacts pour les usagers.
À ce titre, plusieurs organisations professionnelles, dont la Fédération des Industries Nautiques et la Confédération du Nautisme et de la Plaisance, ont engagé des démarches auprès des pouvoirs publics afin de favoriser le dialogue et la concertation avant l’entrée en vigueur du dispositif prévue en 2027.

APRIL Marine suit avec attention les évolutions attenantes à ce sujet et en informera ses clients plaisanciers.

 

La plateforme « Plaisance Juste » pour mieux comprendre les enjeux

Afin d’informer les plaisanciers et de rendre le débat accessible à tous, la Fédération des Industries Nautiques a lancé la plateforme « Plaisance Juste ».
Cette initiative vise à expliquer les conséquences potentielles de la réforme et à donner de la visibilité aux préoccupations exprimées par les usagers et les professionnels du nautisme.
Parce qu’une fiscalité efficace doit être comprise et acceptée par ceux qui la financent, nous encourageons chaque plaisancier à s’informer sur les évolutions à venir et sur leurs impacts potentiels.